Lettre circulaire du PDG

Distribué à Blois 2025 et par mail aux clients, G1 Aviation nie dans sa lettre circulaire le sous-dimensionnement des ailes.

Néanmoins, la première page nous indique qu’il y a eu des essais en 2006 et que l’aile cassait à 850 kg de charge. Par interpolation, cela correspond donc à une rupture de l’aile à +3,7 G avec une masse max de 472.5 kilos. Pour rappel, la réglementation exige une rupture au-delà de +6G.

L’aile du G1 est donc sous-dimensionné depuis sa conception.

Plus troublant encore : quand la masse max a été augmentée à 525 kilos, l’entreprise a dû faire un dossier comportant des essais statiques de résistance. Pourtant, cet essai n’est jamais mentionné. L’ont ils fait ? L’enquète du BEA a montré que non. G1 Aviation a augmenté la charge de son appareil non seulement sans pouvoir le prouver, mais en sachant pertinemment bien qu’il ne résistait pas !

Commentaires sur les arguments fallacieux avancés :

-le G1 accidenté volait à la vitesse maitrisée de 140 km/h et non pas en survitesse à 180 km/h. Cette vitesse a été démontrée par le BEA qui a procédé à des vols d’essais en G1 SPYL XL, en plus du témoignage des pilotes.

-Tout aéronef peut faire des acrobaties, tant qu’elles restent dans le domaine de vol. Même un Boeing 707 a passé un tonneau bariqué ! Sur le G1, si l’aile casse à +3,7 G et que le pilote fait des évolutions à +2,5 G, tout se passe bien.

-Le G1 est un ULM « facile », qui vole le matin ou le soir à faible charge (sans bagage, pas de plein d’essence). Le poids au décollage est faible et donc la marge de sécurité est plus grande. Un G1 ainsi chargé décolle à 410 kilos, et il lui faut donc x4 G pour atteindre la charge équivalente sous masse maximale déclarée.

-Un G1 « épandage » chargé à 650 kilos et sujet à +2.5G voit une charge de 812 kg par aile, ce qui est toujours en dessous de la charge limite de 850 kilos. L’épandage n’est pas conduit en atmosphère turbulente, au risque de voir disperser les pesticides. Un G1 épandeur à 650 kilos est donc possible, mais c’est prendre un risque considérable.